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2010-03-18T12:01:00+01:00

[Lettre d'eveil du 16/03/2010] - ADL 74 - Les règles de bienséance

Publié par Rosy
En lien avec l'article : 
La politesse, vertu du rayon blanc  

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Bonjour et beau moment présent

Mon message sur la politesse a suscité quelques réactions, dont ce message qui semble à l'opposé de ce que j'ai écris et pourtant, qui est bien en accord.

La politesse issue du rayon blanc, n'est pas un condensé de règles artificielles telles qu'elles peuvent être utilisées par les humains, mais vraiment l'expression orale, écrite ou gestuelle du respect de soi et de la courtoisie du coeur.

En connaissant les lois d'attraction et de résonance, nous pouvons être polis, sincèrement, sans être forcés par quelconque règles, mais simplement par la joie que procurent la clarté et la joie du respect de la vie.

Joéliah

Texte de Douraganandâ :

LES RÈGLES DE BIENSÉANCE

Les règles de bienséance contribuent à développer la politesse.
On entend par politesse l'ensemble des règles artificielles de bon goût et de savoir-vivre en usage dans une société ou l'application stricte de ces règles.
Très policé, nous n'entendons pas forcément dénoncer ces pratiques artificielles, mais nous leur préférons nettement la courtoisie et la cordialité qui émanent de la spontanéité naturelle dans la mesure où celle-ci ne trahit pas la médiocrité ou le laisser-aller.

Au stade actuel de développement de l'Humanité, les règles de politesse peuvent trouver une certaine légitimité pour autant elles favorisent l'harmonie entre les êtres, leur rappelant les rudiments de la civilité, de la fraternité, de la solidarité humaine.

Mais si elles révèlent le besoin d'affirmer d'abord une culture, une éducation, l'appartenance à un groupe, elles fomentent l'esprit de séparativité, d'où elles éclairent un dressage arbitraire, donc suranné.

À notre avis, l'étiquette ne peut jamais s'exercer au détriment de la simplicité, de la spontanéité, de l'originalité, du naturel, empêchant un être de rester pleinement lui-même en toute occasion.

Elle ne doit pas empêcher un être de rester pleinement lui-même, de se présenter tel qu'il est, d'affirmer sa vérité nue.

Toute règle de bienséance qui contreviendrait à ces éléments sains de l'expression de soi se désavouerait d'elle-même.

Une trop grande politesse cache de l'hypocrisie, beaucoup d'angoisse, un puissant potentiel agressif latent.

Le concept de comportement que dissimule le mot bienséance inhibe nombre des plus grandes joies, car il implique que quelqu'un d'autre que soi puisse dicter les normes de ce qui devrait maintenir l'harmonie.

Être convenable, c'est, en général, cacher ce que l'on est vraiment.
On ne peut le nier, la société a inventé la bienséance pour éviter d'être dérangée dans son apathie et dans ses stéréotypes. Elle est d'autant plus structurée qu'une société se sent menacée dans ses fondements et la revalorise pour compenser ses faiblesses.

Quant à la personne qui réclame le respect, elle signale par le fait même qu'elle ne se respecte pas elle-même et qu'elle tente dimposer aux autres une conduite pour se sentir moins menacée dans sa fragilité, sa vulnérabilité. On ne peut donner ce qu'on n'a pas, comme on ne peut attirer ce que l'on ne porte pas en soi.

En général, la personne trop attachée aux rituels de la politesse recourt à un moyen de défense subtil pour échapper à toute critique en tentant de se faire bien voir. Elle cherche forcément à masquer une grande tare personnelle qu'elle est portée à projeter sur les autres. Il y en a qui vont si loin qu'ils sentent le besoin de justifier leur présence en public ou de s'excuser pour le moindre dérangement.

Lanza Del Vasto se moquait un peu de la politesse en ces mots : "La politesse est une contrainte à laquelle ne peut échapper aucune personne qui veut se maintenir quelque peu dans le monde, et comme, par ailleurs les sourires et les bonnes grâces n'y représentent aucune manière de sentiment fraternel ou charitable, il est naturel que l'on se venge de la comédie qu'on est obligé de jouer devant les gens en disant d'eux, derrière leur dos, tout le mal que l'on en pense, et pis".

Le savoir-vivre, cette connaissance des usages du monde qui mène à sa pratique ou l'art de bien diriger sa vie en appliquant les règles de l'amour, du tact et de la bienséance, comporte ses aspects sains.

À la vérité, il exprime une attitude de prévenance qui favorise l'harmonie, en société, en évitant les situations embarrassantes, le bris d'intimité, la familiarité excessive, les intrusions fâcheuses, les extravagances douteuses. Il implique qu'on évite de s'impliquer de façon délibérée dans un conflit de personnalité, réprime le débordement de l'ego, canalise les sursauts d'émotivité, écarte les attitudes irréfléchies, réprime les interventions intempestives, réprouve les marques d'intolérance et les comportements de rejet, dédaigne les expressions de suffisance, d'arrogance et de condescendance, surtout l'orgueil spirituel, fort diviseur et séparateur.

Autrement dit, en société, on gagne à éviter de faire des vagues inutiles préférant témoigner de loyauté, de franchise, d'honnêteté, sur un ton de discrétion, de simplicité, d'humour et de compréhension. Il requiert encore qu'on rétablisse l'accord là où on peut avoir semé la pagaille ou la bisbille, qu'on sache faire oublier le geste malheureux ou la parole inopportune, dans un élan de sympathie sincère, le cas échéant.

Ainsi, on garde et maintient une attitude qui ouvre et rapproche les coeurs. Mais à trop craindre de faire des vagues, relativement à la vérité, on peut sombrer dans le formalisme et l'hypocrisie, ce qui n'aide pas le monde à évoluer. Il importe que chacun sache prendre sa place et la tenir, exprime clairement son fait en toute circonstance, pour que tous sachent qui il C'est dans la manière de s'exprimer, le sujet à qui on l'exprime et le moment opportun de le faire qui'l faut faire preuve de discernement.

Si le savoir-vivre correspond à l'art de bien diriger sa vie de façon autonome, libre, originale, inventive, nous lui accordons sa place.

S'il vise plutôt à éviter les heurts sociaux par l'adoption de masques hypocrites et de manières artificielles, souvent compassées, comme c'est souvent le cas dans la bienséance et la politesse, il faut le refuser.
La courtoisie, la politesse des courtisans, qui s'exerçait d'abord dans une cour royale, en est venue principalement à s'exercer dans les endroits à la mode, se révélant plus souvent qu'autrement comme la fine fleur du refoulement.

Le chercheur spirituel gagne précisément à fuir de tels endroits (loisirs futiles, spectacles sportifs, cinéma, réunions mondaines, manifestations sociales, etc.) parce qu'il les reconnaît spontanément comme des pertes de temps. Il ne s'adonne qu'à ce qui lui permet d'évoluer et d'approfondir la nature de l'âme.

Les conventions sociales, surtout la courtoisie, conseillent qu'on ne dise la vérité que lorsqu'elle est plaisante ou qu'on ne la dise, si cela devient nécessaire, que dans les formes, soit avec des gants blancs.

La vérité doit être fondée sur la véracité, un impératif qui veut que l'homme présente toujours, à l'avantage de tous, les faits tels qu'ils sont. Les faits ne doivent jamais être déformés ni dilués. Ils doivent être exprimés directement, franchement, pour que tous voient les choses dans leur juste relief.

Dire la vérité, c'est ne pas avoir peur de dire qu'un être est de telle façon parce qu'on en a la preuve, mais sans désir de le juger.

La vérité doit être préventive et protectrice. Toute vérité se dit, même une vérité déplaisante. Elle se dit telle qu'elle est, pour le bénéfice de tous. Cessons de ménager les gens. Ménageons plutôt la vérité et faisons-la respecter jusqu'au triomphe.

À tous les salamalecs imposés par la société, il faudrait privilégier la cordialité, c'est-à-dire un amour sincère en provenance directe de la Source divine par le biais du coeur.

© 2009 Bertrand Duhaime (Douraganandâ)

Note : Nous accordons le droit de reproduire ce document dans la mesure où on le reproduira intégralement --donc sans aucune suppression, modification, transformation ou annotation-- se donnant la peine d’en préciser le nom de l'auteur, Bertrand Duhaime (Douraganandâ), la source, www.lavoie-voixdessages.com, et d'y joindre également, au complet, en tête ou en pied de texte, la présente directive, donnée en note.



L'amour véritable est l'unique voie de l'ascension qui est enseignée par tous les maîtres. Joéliah.



 

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